Dans une tribune publiée le 17 octobre 2026, Alain Raoul, président de Nexem (employeurs du secteur social, médico-social et sanitaire privé non lucratif), interpelle directement les candidats à la présidentielle 2027. Il affirme que l'austérité budgétaire menace 1,3 million d'emplois non délocalisables et réclame un effort immédiat de 5,3 milliards d'euros, assorti d'une loi de programmation pluriannuelle à l'horizon 2032. Source principale : La Tribune (tribune d'Alain Raoul) et documents publics de Nexem.

Le déclic en quelques points

  • Nexem demande 5,3 milliards d'euros : 4 milliards pour revalorisations salariales, 1,3 milliard pour fonctionnement et investissements (source : tribune La Tribune).
  • Le secteur privé non lucratif représente 1,3 million d'emplois et 6,2 % de l'emploi privé ; il fait face à 70 000 postes vacants et 65 000 départs à la retraite annoncés d'ici trois ans (source : tribune La Tribune).
  • Nexem réclame une loi de programmation pluriannuelle des solidarités jusqu'en 2032 et lance le mouvement #SolidaritéEnDanger pour pousser le sujet dans le débat public (source : Nexem).
  • L'organisation met en avant une double logique : urgence financière pour éviter l'effondrement opérationnel, et vision pluriannuelle pour garantir la stabilité du secteur — un enjeu directement électoral pour 2027.

Ce que demande Nexem — chiffres et mesures

Dans sa tribune, Alain Raoul détaille un « plan d'urgence » chiffré à 5,3 milliards d'euros : 4 milliards dédiés aux revalorisations salariales et 1,3 milliard aux dépenses de fonctionnement et aux investissements. Il lie ces besoins à la nécessité de retenir et d'attirer des salariés dans des métiers où les salaires sont en moyenne inférieurs de 25 % au salaire national et où 35 % des professionnels touchent moins que le Smic (La Tribune).

Nexem met en avant des données structurelles : le secteur privé non lucratif représente 1,3 million d'emplois (6,2 % de l'emploi privé), il compte 70 000 postes vacants et doit faire face à 65 000 départs à la retraite attendus à court terme (La Tribune).

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Pourquoi Nexem relie ce dossier à la présidentielle 2027

Pour l'organisation, la question n'est pas technique mais politique : la présidentielle décidera des arbitrages budgétaires et de la feuille de route pluriannuelle. Raoul appelle à « sanctuariser » les crédits et à inscrire la solidarité dans la programmation nationale afin d'éviter des coupes répétées au gré des exercices budgétaires (La Tribune, Nexem).

Nexem a déjà placé le thème au cœur de ses événements : la troisième édition de « La Mêlée » (10 mars 2026) portait explicitement sur les enjeux de la solidarité pour la présidentielle, et l'organisation prépare une mobilisation sous le label #SolidaritéEnDanger en lien avec le calendrier du PLFSS (Nexem, Le Media Social).

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Les arguments clés et les limites identifiées

Argument 1 — coût de l'inaction : Nexem estime que laisser pourrir la situation coûtera plus cher à terme (dégradation des services, recours accru au sanitaire, pressions sur les hôpitaux). C'est l'argument central de la tribune publiée dans La Tribune.

Argument 2 — emplois non délocalisables : en insistant sur 1,3 million d'emplois locaux, Nexem vise à rendre le dossier électoralement sensible dans les territoires frappés par les pénuries de personnel.

Limites : le chiffrage précis et les sources détaillées des montants demandés sont ceux avancés par Nexem pour alimenter le débat ; leur traduction budgétaire exacte, leur réception par les candidats et leur compatibilité avec d'autres priorités budgétaires restent à examiner durant la campagne (La Tribune, Nexem).

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Ce que cela change pour la campagne 2027

Nexem oblige les candidats à se positionner sur un dossier à la croisée du social, de la santé et de l'emploi non délocalisable. Si certains programmes abordent déjà la question des salaires et des services sociaux, la demande d'une loi de programmation pluriannuelle crée une attente de garanties temporelles — au-delà d'annonces ponctuelles.

Sur le terrain électoral, la capacité des candidats à chiffrer, financer et prioriser ces 5,3 milliards (ou une alternative crédible) deviendra un élément d'évaluation pour les électeurs concernés : salariés du secteur, usagers et collectivités locales.

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Ce qu’on sait encore mal

Les montants et la structure exacte du plan (répartition des 5,3 milliards, modalités de financement) proviennent des propositions de Nexem et requièrent une traduction technique dans des projets de loi ou des programmes de candidats. L'impact budgétaire réel et l'acceptation politique de ces mesures dépendront des arbitrages des candidats et des discussions parlementaires pendant la campagne et après l'élection.

Les sources, à vous de vérifier

Date du fait : 17/10/2026. Vérifications automatiques terminées le 18 octobre 2026 à 04:00.

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