Jean‑François Copé a publiquement reproché à David Lisnard de ne pas fixer une ligne nette vis‑à‑vis du Rassemblement National. L’échange intervient dans un contexte où la droite tente de se recomposer et de décider si elle peut, et comment elle doit, se rapprocher ou se démarquer du RN. Lisnard assure qu’il ne gouvernerait ni avec Emmanuel Macron ni avec le RN et plaide pour une primaire pour trancher la question.
Le déclic en quelques points
- Copé accuse Lisnard d’ambiguïté concernant le RN, pointant sa proximité supposée avec Éric Ciotti.
- Lisnard répond sur X qu’il refuserait toute coalition ni avec les macronistes ni avec le RN et demande une primaire de la droite et du centre.
- La critique illustre une fracture stratégique sur la droite : certains craignent une « grande alliance » incluant l’extrême droite, d’autres veulent rassembler des électeurs de droite quel qu’en soit le coût.
- Marc Fesneau (MoDem) rejoint les critiques, estimant que Lisnard prépare une alliance avec l’extrême droite, et propose une primaire entre sociaux‑démocrates et droite républicaine — sans Lisnard selon certains comptes rendus.
Ce qui s'est passé
Le 1er novembre 2026, Jean‑François Copé a déclaré que David Lisnard n’était « pas très clair » sur sa ligne vis‑à‑vis du Rassemblement National, au motif notamment d’une proximité politique perçue avec Éric Ciotti, lui‑même allié au RN depuis juin 2024.
David Lisnard a répondu publiquement — sur X et dans la presse — qu’il « ne gouvernerait ni avec les macronistes ni avec le RN » et qu’il souhaitait une primaire de la droite et du centre pour départager les candidatures.
Pourquoi ça compte pour la présidentielle 2027
La question des alliances est centrale pour la droite : la capacité à rassembler sans aliéner le centre ou, au contraire, à conclure des ententes avec le RN, conditionnera les équilibres du premier et du second tour.
Les accusations de flou sur la ligne vis‑à‑vis du RN pèsent doublement : elles affaiblissent la crédibilité d’un candidat auprès des électeurs modérés et accentuent les rivalités internes qui compliquent la désignation d’un candidat unique.
Les réactions et le jeu des alliés
Outre Copé, Marc Fesneau (patron des députés MoDem) a critiqué Lisnard, accusant certains de préparer une « grande alliance avec l’extrême droite » et plaidant pour une primaire qui exclurait Lisnard selon plusieurs comptes rendus.
Lisnard, de son côté, insiste sur son refus de gouverner avec le RN ou les macronistes et mise sur la primaire pour légitimer sa candidature face aux objections internes.
Conséquences possibles pour la course à l’Élysée
Si le flou persiste, Lisnard risque de perdre des appuis au centre et dans la droite républicaine, rendant plus probable une dispersion des voix et une incapacité à constituer un front uni contre le RN.
À l’inverse, une primaire claire et acceptée pourrait permettre de trancher la question des alliances, mais cela suppose que les principaux acteurs acceptent le principe et les modalités — ce qui, pour l’heure, n’est pas acquis.
Ce qu’on sait encore mal
Il est difficile d’évaluer comment ces critiques modifieront concrètement le soutien politique à Lisnard : tout dépendra de la capacité des cadres de la droite et du centre à imposer une méthode (primaire ou autre) et de l’évolution des alliances locales et nationales. Les déclarations publiques ne garantissent pas des ruptures formelles d’alliance.
Les sources, à vous de vérifier
Date du fait : 01/11/2026. Vérifications automatiques terminées le 2 novembre 2026 à 08:30.
- Présidentielle 2027 : Jean‑François Copé accuse David Lisnard de ne pas être « très clair » sur sa ligne vis‑à‑vis du RN - Le Parisien
- Présidentielle 2027 : David Lisnard assure qu’il ne gouvernerait « ni avec les macronistes ni avec le RN » - Le Parisien
- Présidentielle 2027 : Fesneau veut une primaire « des sociaux‑démocrates à la droite républicaine », mais sans Lisnard - 20 Minutes
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